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Pascale CESAR

Députée de Meurthe-et-Moselle

La France poursuit et renforce sa mobilisation dans le domaine de l’appui humanitaire aux populations affectées par la guerre et reste pleinement mobilisée pour offrir un accueil digne et solidaire aux réfugiés fuyant l’Ukraine


Face aux conséquences tragiques de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, la France poursuit et renforce sa mobilisation dans le domaine de l’appui humanitaire aux populations affectées par la guerre.


Le Centre de crise et de soutien du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères a coordonné l’acheminement depuis Paris, le 21 mars, d’une aide d’urgence d’une valeur de 2,4 millions d’euros destinés aux autorités ukrainiennes et à la population du pays.

Un avion-cargo A330 a acheminé vers Varsovie 55 tonnes de dons répondant aux besoins prioritaires exprimés par les autorités ukrainiennes dans les domaines suivants :
– médical : 10 tonnes de matériels comprenant 10 générateurs d’oxygène destinés aux services de réanimation ainsi que 9 tonnes de médicaments offerts par l’association Tulipe soutenue par les entreprises françaises du secteur et 15 laboratoires pharmaceutiques permettant la prise en charge de blessés et de malades chroniques
– électrique : 31 groupes électrogènes, dont 6 de forte capacité destinés à renforcer la sécurité électrique de structures de santé ukrainiennes ;
– abris d’urgence : 9 tentes familiales de 42m2 offertes à la Croix-Rouge polonaise par la Croix-Rouge française pour l’accueil des réfugiés ukrainiens ;
– informatique et télécommunication : 8 tonnes de matériels collectés en lien avec le Secrétariat d’État chargé de la Transition numérique et des Communications électroniques grâce aux dons de plusieurs d’entreprises (des smartphones, des ordinateurs, des routeurs, ainsi que 60 km de fibre optique ) destinés à assurer la continuité des liaisons et communications ;
– alimentaire : plus de 4 tonnes de lait infantile offert par une entreprise française de la
filière agro-alimentaire.

En lien avec les autorités polonaises, ces matériels seront remis aux autorités ukrainiennes sans
délai.


La France demeure pleinement mobilisée et entend poursuivre dans les prochains jours cette aide humanitaire aux populations d’Ukraine victimes de la guerre. Ainsi :


– 100 sapeurs-pompiers et sapeurs-sauveteurs acheminent actuellement jusqu’à la frontière entre la Roumanie et l’Ukraine des véhicules et du matériel d’intervention qui seront offerts au service ukrainien des situations d’urgence mobilisé jour et nuit pour porter secours aux victimes : 11 véhicules d’incendie, 16 véhicules de secours à personne et 2 camions transportant 49 tonnes de matériels sanitaires et de secours (équipements de protection, échelles à main, tuyaux incendies, matériel médical, …).


– Un convoi de 21 ambulances neuves parti ce jour complète ce don. Elles ont été achetées grâce aux contributions des collectivités territoriales et des entreprises versées aux fonds concours dédiés, gérés par le Centre de Crise et de Soutien.


Ces opérations réalisées dans le cadre du Mécanisme de protection civile de l’Union européenne (MPCU) témoignent de la solidarité de la France, de ses collectivités locales comme de ses entreprises envers le peuple ukrainien.

Enfin, une vingtaine d’enfants ukrainiens atteints de cancers et de leucémies, accompagnés de leurs parents fuyant la guerre, sont arrivés lundi en France depuis la Pologne pour être soignés sur le territoire national dans le cadre de la solidarité européenne face à l’invasion russe.
Les 27 pays de l’Union européenne ont annoncé la semaine dernière réserver 10 000 lits d’hôpitaux pour des Ukrainiens, à l’issue d’un conseil européen des ministres de la Santé. Ces vingt enfants sont les premiers patients accueillis par la France dans le cadre de ce mécanisme de solidarité.

Une cellule interministérielle de crise consacrée à l’accueil des réfugiés ukrainiens en France s’est réunie à nouveau hier autour du Premier ministre Jean Castex.
3,5 millions d’Ukrainiens ont d’ores et déjà quitté leur pays.

Sur le territoire national, 26 000 réfugiés ont été recensés à l’entrée du territoire national depuis la fin du mois de
février. Certains restent en France, tandis que d’autres rejoignent d’autres pays commel’Espagne, le Portugal ou le Royaume-Uni.
Pour rappel, et sous l’impulsion de la France, l’Union européenne a décidé d’accorder aux réfugiés ukrainiens un statut de « protection temporaire ».

A ce jour, 10 500 ressortissants Ukrainiens se sont vus délivrer en France une autorisation provisoire de séjour en
application de ce statut de protection temporaire, dont 40 % ont été délivrés en région Ile-de-France et dans les Alpes-Maritimes.
Le Premier ministre a salué une nouvelle fois la mobilisation exceptionnelle des associations, des collectivités locales et des centres communaux d’action sociale qui ont fait preuve de réactivité et qui font honneur à notre pays, à son histoire et à ses valeurs.

Il a également remercié les milliers de particuliers qui, dans un formidable élan de générosité, ont mis à disposition près de 91 000 places d’hébergement. Dès à présent, un schéma national d’accueil et d’hébergement proposant au moins 100 000 places d’hébergement à destination des réfugiés ukrainiens a été adopté.


En parallèle, l’ensemble des services de l’Etat, en lien avec les collectivités locales et les associations, sont mobilisés pour accompagner les déplacés sur le plan sanitaire, éducatif, et professionnel pour faciliter leur intégration. 2 433 enfants ukrainiens sont déjà accueillis dans les établissements scolaires français, et un plan d’accueil spécifique a été présenté par Jean-Michel Blanquer.

8 000 places dans les universités ont également été identifiées pour accueillir des étudiants ukrainiens.


En outre, des dispositions spécifiques ont été prises pour faciliter aux réfugiés ukrainiens l’accès aux soins et aux services de santé. Une offre de vaccination contre la COVID a été mise en place pour qu’ils puissent en bénéficier dès leur premier jour d’arrivée.


Par ailleurs, le statut de « protection temporaire » permet aux Ukrainiens accueillis en France de travailler immédiatement.

Un décret en Conseil d’Etat sera pris dans les prochains jours pour favoriser l’exercice de ce droit, et des formations de français seront proposées partout sur le territoire en concertation avec les Régions et Pôle Emploi.


Enfin, accueillir les personnes déplacées représente un immense défi pour les collectivités locales et leurs élus et les questions à traiter sont nombreuses. Pour y répondre, en complément de l’action de coordination réalisée par l’ensemble des préfets de départements, l’État a mis à la disposition des associations d’élus, un document opérationnel répondant aux questions pratiques qu’elles se posent à l’arrivée des personnes déplacées. Cette foire aux questions (FAQ) a vocation à être mise à jour régulièrement, à mesure que se préciseront les différents dispositifs mis en place.

Par ailleurs au cours du Conseil des ministres européens de l’Agriculture, présidé par Julien Denormandie le lundi 21 mars à Bruxelles, l’ensemble des ministres ont souligné la pleine solidarité européenne au peuple ukrainien.
Ce soutien européen répond à des demandes précises formulées par le ministre ukrainien de l’Agriculture sur l’aide alimentaire, le soutien à la production agricole ukrainienne, les actions de financement de la chaîne agroalimentaire ukrainienne, la question de l’approvisionnement en intrants (engrais, semences, énergie), ainsi que l’accueil et la
formation des réfugiés ukrainiens. En concertation avec le Commissaire européen à l’Agriculture, une feuille de route spécifique sera mise en place pour répondre efficacement aux demandes de l’Ukraine.
Au cours de cette réunion, les ministres européens de l’Agriculture ont collectivement rappelé que l’indépendance alimentaire de l’Europe est essentielle, pour les Etats membres de l’Union européenne ainsi que pour ses partenaires.
Ce choix politique a été réaffirmé par le Conseil, avec pour objectif principal la préservation de nos capacités de production au niveau européen, et ce malgré les difficultés engendrées par la guerre en Ukraine et l’augmentation du coût des intrants. Pour cela, quatre mesures seront prises dans les prochains jours :
– la mise en place d’un règlement d’exécution sur le stockage privé pour la filière porcine – l’allocation et la mobilisation de la réserve de crise au titre de l’article 219
– une dérogation temporaire pour pouvoir utiliser les jachères, ce qui représente 4 millions d’hectares dans l’UE ;
– la mise en œuvre d’un cadre temporaire d’aide d’Etat pour qu’au-delà des aides
européennes, des mesures supplémentaires puissent être décidées au niveau national
afin de préserver les capacités de production.
La Commission s’est par ailleurs engagée à étudier la question de la souveraineté en engrais du continent européen, ainsi que l’augmentation des plafonds sur le cadre temporaire de l’aide d’Etat ou sur l’utilisation des aides dédiées et prévues par la Politique agricole commune.
Enfin, le Conseil a rappelé l’importance du maintien du calendrier des plans stratégiques
nationaux (PSN), qui permet de donner une visibilité aux agriculteurs européens quant à leurs plans d’assolement, ainsi que de la prise en compte de l’indépendance alimentaire
européenne, y compris dans la déclinaison des plans stratégiques nationaux.

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